dimanche 3 août 2008

Pistes de livres

J'ai peut-être été injustement sévère avec le livre de Paul Fisher, House of Wits: An Intimate Portrait of the James Family (Henry Holt & Company, 2008, 693 pp.). Surtout sans l'avoir lu... Charles McGrath vient d'écrire une critique plutôt favorable dans le New York Times: "Le clan James, une famille avec de nombreux bagages."

M. McGrath, un ancien rédacteur en chef du NYT Book Review, publie également cette semaine, dans ce supplément littéraire, la critique d'un livre de souvenirs de Miranda Seymour sur son père (Thrumpton Hall: A Memoir of Life in My Father's House, Harper/HarperCollins Publishers, 2008, 270 pp.). George Seymour était un excentrique anglais comme on les aime, même lorsqu'ils sont détestables... Snob, hautain, d'une famille moins aristocratique qu'il ne le souhaitait, il conçut une passion pour Thrumpton Hall, le grand manoir familial du Nottinghamshire. Après s'être marié et avoir eu des enfants qu'il terrorisait, arrivé à l'âge mûr, il se prit d'une nouvelle passion, pour les motos cette fois. Tout de cuir vêtu, il les chevauchait en compagnie de jeunes hommes de la plus humble extraction...

Joe Morris est un autre excentrique, haut en couleur, mais d'outre-atlantique, lui. À plus de quatre vingts ans, après le décès de sa femme, il se met à sortir à nouveau afin de rencontrer des femmes, sous l'oeil ahuri de son fils appelé à donner ses conseils... Ce dernier, qui se débattait dans ses propres problèmes de célibataire d'âge mûr, bedonnant, dans le milieu gai de New York obsédé par la jeunesse, vient de publier des souvenirs sur cette expérience extraordinaire (Assisted Loving: True Tales of Double Dating With My Dad, Harper/HarperCollins Publishers, 2008, 288 pp.). Son livre fait l'objet d'une critique dans le même Book Review.

03.08.2008